Avant un traitement de fécondation in vitro, il a été démontré que si l’anxiété est réduite le taux de grossesse s’améliore sensiblement.

Une nouvelle recherche présentée au congrès ‘Euroanaesthesia‘ à Copenhague, au Danemark, montre que les femmes, à qui on propose différents types de séances de réalité virtuelle (RV) avant le traitement de la fécondation In Vitro (FIV), ont réduit leur anxiété et permis d’améliorer leur taux de grossesse. L’étude a été menée par le professeur Fabienne Roelants, de l’hôpital Saint-Luc à l’Université catholique de Louvain à Bruxelles en Belgique.

Avec de nombreuses autres procédures hospitalières, un traitement de fertilité peut causer du stress et de l’anxiété chez les femmes. Dans cette étude, les auteurs ont évalué les effets de deux séances de réalité virtuelle différentes sur le niveau d’anxiété des femmes lors de leur visite à l’hôpital. Après un consentement écrit, un total de 100 femmes entre 18 et 42 ans venus pour la récupération d’ovocytes (ou pour la fécondation in vitro) ont été inclus dans une étude prospective aléatoire.

Les femmes ont été assignées au hasard à l’un des deux types de séance de RV. Dans le groupe de distraction, les femmes ont reçu une séance de réalité virtuelle (une marche sous-marine déconnectée de tout bruit ambiant) et le groupe hypnose a reçu une séance de RV avec hypnose centrée sur le souffle, diminuant la fréquence respiratoire, avec des suggestions pour répéter la technique plus tard pour trouver le confort et le calme si nécessaire.

Il n’y avait pas de différences statistiquement significatives en ce qui concerne les scores d’anxiété entre les groupes, mais dans chaque groupe les scores d’anxiété diminuaient (statistiquement significatifs) : le score moyen d’anxiété des femmes du groupe de distraction est passé de 34 avant la séance de RV à 23. Dans le groupe de l’hypnose, il est passé de 40 à 26 points. Dans les deux groupes, les scores d’anxiété ont diminué encore plus avant de quitter l’hôpital, à 12 points dans le groupe de distraction et 14 dans le groupe hypnose.

Étude avec plus de patients

Dans le groupe de distraction, 48 des 55 femmes avaient des embryons transférés avec succès, mais seulement la grossesse biologique a été confirmée chez 10 de ces femmes (22%) et seulement sept de ces femmes (15%) ont eu une échographie qui a confirmé une grossesse réussie à 12 semaines de gestation (appelée grossesse clinique).

Dans le groupe de l’hypnose, 35 femmes avaient transféré avec succès des embryons, dont 16 (46%) étaient biologiquement confirmés comme étant enceintes, et huit d’entre elles (23%) avaient eu une grossesse clinique confirmée par échographie à 12 semaines. Cependant, la différence entre le groupe hypnose et le groupe de distraction pour la grossesse clinique n’était pas statistiquement significative.

Le taux de succès clinique de 23% dans le groupe hypnose est similaire à celui observé chez les femmes sans séance de RV dans la clinique. Environ 1 sur 4 (25 pour cent) des 1000 traitements donnés ont permis de mener à bien une grossesse, bien qu’ils soulignent que le taux de grossesses réussies peut varier d’une année à l’autre.

Le professeur Roelants dit que « les résultats préliminaires de cette étude montrent que les séances de RV avant la sédation pour le traitement de la fertilité réduisent significativement l’anxiété des femmes. Le type de suggestions utilisées lors de la session d’hypnose RV pourrait montrer un impact positif significatif sur le taux de grossesse biologique, mais pas de taux de grossesse à 12 semaines. Le petit nombre de patients inclus à ce moment ne permet pas de conclusion définitive. Nous devons répéter l’étude avec environ 300 patients dans chaque groupe pour parvenir à des conclusions définitives.  »

Cet expert ajoute : « L’efficacité de la distraction de la réalité virtuelle a fait l’objet d’une revue systématique. La distraction de la réalité virtuelle s’est avérée efficace pour réduire la douleur expérimentale et l’inconfort associés aux soins des brûlures. La technologie est de plus en plus utilisée en médecine, en particulier en psychiatrie pour traiter les phobies.  »

Vivement de telles dispositions dans nos cliniques et dans nos centres de procréation assistée pour que le In vitro Tunisie aboutisse à plus de grossesses et plus de parents heureux.

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