La société occidentale est en déclin : ce n’est quasiment plus un secret. A ce titre, elle essaye en partie de se corriger, à commencer par son rapport à la consommation des ressources de la planète. Et elle voudrait que les autres sociétés en fassent de même. Mais comment convaincre ceux qui étaient censés être en retard de développement avant de se ranger à cette sagesse forcée ?

Difficile. D’autant plus difficile que les autres civilisations veulent aussi profiter de ce dont a profité la civilisation occidentale. Et c’est le cas en particulier pour la chirurgie esthétique. La chirurgie esthétique comme moyen technique d’être raccord avec des normes relationnelles, sociales, professionnelles qui sont précisément celles des classes moyennes occidentales.

En Chine, cette classe montante veut également se faire refaire le nez ou les seins. Les cliniques dédiées à la chirurgie plastique en Chine se développent à un rythme effréné. Dans un charme luxueux et cosy, on offre à la bourgeoisie chinoise un catalogue varié d’interventions pour le visage, les seins ou la silhouette. Cible prioritaire de ces centres opératoires, les femmes.

De 16 à 70 ans, elles s’y pressent pour « occidentaliser » un aspect de leur physique. Car au pays de feu Mao, on montre qu’on a réussi, qu’on est intéressant quand on ressemble à une jeune femme européenne. Pour se marier, pour trouver un emploi qualifié, les habitantes de Pekin ou de Shangai n’hésitent pas à solliciter leurs parents qui y voient certainement un investissement pertinent.

De sorte que si la Chine ne fait pas encore partie du top 5 des pays où se pratique le plus la chirurgie esthétique, on se doute qu’elle sera bientôt dans ce classement significatif des niveaux de vie.